samedi 8 septembre 2018

Plan du festival HaraJuku

Le weekend prochain nous seront au festival Harajuku au parc de Bercy à Paris sur le stand n°40!


Au plaisir de vous y retrouver!

Comment venir ?


Métro
Ligne 14 : Cour Saint Emilion
Ligne 6 : Bercy (Il vous faudra traverser le Parc de Bercy, c'est une belle balade !)
Bus
Lignes 24, 109, 111 : Terroirs de France
RER
Ligne C : Bibliothèque (Prendre la rue Neuve Tolbiac, traversez la Seine, vous êtes au parc !)
Tram
Ligne 3a : Il est maintenant possible de rejoindre le parc à partir de la station Baron Le Roy sans risquer sa vie, mais comme la rue éponyme n'est pas prête d'être prologée jusqu'à sa station, le chemin reste sportif. À réserver aux aventuriers !


lundi 20 août 2018

On se prépare pour la rentrée!


Tenez vous prèts pour


À la rentrée la publication de Magical Witch reprend. Il s'agira de gags plus ou moins long sur le thème des fées: nos héroïnes sorcières se rendront aux journées portes ouvertes de fées de fleurs!

Concernant le rythme, ce sera une page toute les deux semaines car mon emploi du temps augmente  beaucoup à la rentrée. Entre je ferai de petits posts d'avancement et de présentation des nouveaux personnages (et il y en a plein!).

Sur ce je vous dit à Mercredi 4 Septembre pour la première page!

Magicalement,

Eleme

lundi 9 juillet 2018

Japan Expo 2018, c'est fini!


Japan Expo s'achève avec son lot de fatigue mais de bonheur aussi !
Alors merci à l'accueil que vous avez fait à Rendez-vous en Enfer et aux ouvrages de Magical Witch ! Vous n'avez pas idée à quel point cela compte pour nous.



Restez alerte car à la rentrée commence une nouvelle publication de gags et... soyez prêt pour Japan Expo 2019 !



samedi 7 juillet 2018

Kazehiko 4/4



Hanako Hayashibara m'avait écouté lui raconter l'histoire de cette flûte qui lui paraissait « habitée », raison pour laquelle elle avait souhaité me consulter pour savoir à quoi s'en tenir.
- Voilà toute l'histoire de l'esprit qui possède votre flûte. Maintenant, je vous confirme qu'il est possible de l'exorciser si tel est votre souhait.
Elle réfléchit un moment.
- J'aimerais tellement être sûre de ne pas être un frein à son salut, dit-elle enfin. Mais...
Elle hésitait, préparant ce qu'elle dirait, gagnée par un léger trouble, qui restait à l'orée de la perception, comme cette sensation de l’arrivée du printemps qu'on sait là sans le voir vraiment.
- Je ne suis pas opposée à nous accorder un peu de temps, dit-elle enfin.

Je ne saurais dire ce qui dominait de la joie ou de la mélancolie dans la reconnaissance de cette union qu'une distance infranchissable marquerait jusqu'à la mort. À moins justement que réduite à cette infime subtilité, elle ne les rapprochât davantage que ne l'aurait fait la vie ? Peut-être Kazehiko lui-même s'était-il dit qu'au fond il valait mieux s'accrocher ainsi à une ombre de bonheur que d'avoir vécu sans bonheur du tout ? Et puis, peut-être qu'une ombre de bonheur peut suffire au bonheur d'une ombre ? Je ne saurais le dire.

Mais en sortant de chez elle, dans la rue, j'ai cru entendre le vent siffler à mon oreille un petit air dont le ton d'ivresse allègre m'a fait sentir moi-même léger comme le bleu du ciel.

Juin 2018, en hommage à Kenji Miyazawa

vendredi 6 juillet 2018

Kazehiko 3/4



Par la suite, Kazehiko ne rata aucun concert de cet ange pour lui descendu, allant la voir en sortie de loge à chaque fois. Un soir, il put même dîner avec elle – et les autres musiciens, mais au moins il était avec elle. Puis elle vint lui commander une flûte grave, en fa. Une telle commande spéciale était une consécration pour lui, et son patron le félicita d'avoir mérité une telle confiance d'une musicienne de talent. Mais pour lui, c'était surtout l'assurance de la voir à nouveau. Et surtout, elle avait l'air heureuse de le voir.

Malheureusement, la santé de Kazehiko ne laissa que peu de temps à son rêve. Peu de temps après avoir remis sa nouvelle flûte à la jeune femme, au comble de la félicité, il dut être hospitalisé. Avait-il trop demandé à ce corps chétif, avait-il usé prématurément un organisme qui eût demandé plus de ménagement ?

Sur son lit d'hôpital, il se sentait maintenant comme un nuage s'effilochant dans le vent, appelé à se dissiper sans retour. L'infirmière avait laissé la fenêtre ouverte pour qu'il profitât un peu de la douceur du soir.

Alors il entendit les notes. Éthérées, filtrant d'une salle quelque part, il sût immédiatement qu'elles venaient d'elle. Son souffle, son cœur, son esprit se mirent à l'unisson de cette musique. Il se sentait lui-même si diffus, qu'il finit par avoir l'impression de se fondre dans cet air, de vibrer comme si la vie lui revenait par la grâce du chaud souffle de ces lèvres.

Les bras du jeune homme pâle avaient essayé d'embrasser l'air avant de retomber. Ses yeux étaient fermés comme pour savourer un rêve. Ses lèvres fines s'étaient figées sur un léger sourire.

La plaque sur son lit disait qu'il s'appelait Kazuhiko, et c'était sans doute vrai.... Ce qui était tout aussi sûr, c'est que Kazehiko n'était plus là.